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American Horror Story: Hotel, le royaume de la provoc cheap de Ryan Murphy.

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La dernière fois que j’avais vu une production TV Ryan Murphy, il s’agissait de Scream Queens. À ma grande surprise beaucoup de gens hurlaient au génie, là où je ne voyais qu’une hystérie et bêtise crasse et un amas d »influence mal digéré vomi a la gueule du client. Mais bon, comme il faut offrir sa chance à tout le monde j’avais vu les deux premiers épisodes pour ne pas mourir ou vomir idiot… Cela dépend. Ce fut une mauvaise idée. Comble du sadomasochisme ambiant caractérisant ma personne j’en ai fait de même avec American Horror Story Hotel. La première saison de cette série était plutôt bonne, l’effet de surprise Sûrement. La 2e montrait déjà des gros signes de yolo ambiant qui n’ont fait que s’aggraver par la suite. Ne parlons même pas des saisons 3 et 4. Habité d’une envie de savoir si Ryan Murphy pourrait aller plus loin dans le n’importe quoi avec cette saison 5, j’ai donc voulu voir si comme il le prétendait ce American Horror Story Hotel revenait aux bases de la 1ere saison. Le constat est loin d’être positif. Oui, Ryan Murphy injecte a nouveau une ambiance lourde, malsaine (enfin presque…), mais au-delà de ce point, il continue encore et toujours de se prendre les pieds dans le tapis de son absence de finesse et ce avec une joie presque enfantine. Choquer pour choquer, voilà ce qui l’amuse. Certes Ryan Murphy via ce American Horror Story Hotel se cache derrière une tonne d’explications pour justifier les scènes polémiques de ce pilote, mais l’on doit reconnaître que peu d’entre elles font effet. Comme d’habitude, l’ensemble est vide de sens, grotesque et vulgaire. On n’en attendait pas moins de Ryan Murphy, il fait en sorte de remplir le cahier des charges et c’est ce qui est le plus triste.

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American Horror Story Hotel est un objet étrange, un mélange bâtard entre Shining, le Rocky Horror picture Show entre Seven. Au milieu de tout ce bordel on trouve un démon armé d’un gode en métal qui adore sodomiser les résidents de l’hotel, une lady gaga et un matt Boomer en couple démoniaques adorant faire des orgies bi se terminant dans le sang, un flic ayant perdu son enfant et harcelé par un sérial killer… oh vous êtes encore là ? Très bien il y en a encore, il y a des meurtres dignes d’Hannibal devant une gamine, des enfants a la shinning qui court dans les couloirs….Excusez-moi je viens de faire un mini AVC… et tout cela dans une frénésie enfantine frôlant l’envie de vomir. Tout comme dans Scream Queens, Ryan Murphy montre qu’il a des références, aime le genre, mais reste incapable de le régurgiter correctement. Il vomit son univers à la face du public sans faire le moindre effort de structuration. American Horror Story Hotel est un univers grotesque et baroque ok… Mais cela fait plus ou moins deux saisons que Ryan Murphy nous sert la même soupe. Et le pire dans l’histoire est que de plus en plus, il se rapproche d’une version successful dans le monde de la Tv de ce qu’est Uwe Boll pour celui du DTV. Un nabab de l’enculage de mouche, un gourou de la provocation pour le vide. L’avantage avec Ryan Murphy est que même quand on pense qu’il a atteint le fond, il continue de creuser. Le mec n’a pas de limites.

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