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Absentia, l’après Castle bien glauque de Stana Katic

Absentia marque pour Stana Katic un départ le plus loin possible de son image proprette de la série Castle. Fini la femme flic au grand coeur, ici nous sommes face à une flic border line revenant de l’enfer. Une bonne surprise…

Absentia avec Stana Katic est le cas typique de la petite série qui a de grandes chances de ne pas arriver chez nous, mais dont la qualité du pilote donne pourtant envie du contraire. Produite par AXN une filiale de Sony sur le marché des networks US, Absentia se place dans la catégorie des thrillers assez sombre. Bien loin du dernier rôle à succès de Stana Katic dans la série Castle pendant 8 ans. Le première saison d’Absentia tiendra sur 10 épisodes et si le rythme pour le moins tendu du 1er épisode réussit à être constant sur toute la saison, cela promet de plutôt belles surprises. Le pitch de la série est le suivant : En enquêtant sur un serial killer, une jeune femme du FBI disparaît. Elle est retrouvée six ans plus tard dans une cabane, entre la vie et la mort. Une fois rétablie, elle découvre que son mari a refait sa vie avec une femme qui élève son fils. C’est alors que les meurtres recommencent. Très vite, le spectateur pense que l’on va s’engager dans une chasse aux sérial killer pour le moins classique, mais ce qu’il n’a pas prévu tient dans le degré de perversité assez latent qui s’installe dans ce pilote. Pour son premier épisode Absentia prend le parti d’être une de ses séries où il faut suivre les moindres détails. Pourquoi ? Pour que le final vous pète encore plus à la gueule diront certains. Moi compris d’ailleurs. Assez lente au premier abord, la série offre à Stana Katic qui produit aussi d’ailleurs… un rôle lui permettant de s’éloigner de l’ombre de Castle et son rôle de femme flic au grand cœur.


Son personnage ici est revenu de l’enfer et après 6 ans loin des siens et dans des conditions de détention barbaresque, le moins que l’on puisse dire est que cela laisse des traces. Ultra-border line dans ses actions, rancunière face à son mari qui a refait sa vie et incapable de se remettre en selle avec le monde réel, nous sommes face à une bombe à retardement. Le genre de celle qui par le hasard du scénario part à la recherche de la vérité autour de son enlèvement ainsi que du tueur qui continue à sévir pendant son absence. Et c’est ici que les choses se compliquent. De par son twist de fin prend le risque d’exploser en vol si cela ne retombe sur rien de bien concret. Mais dans le cas contraire ou Absentia déciderait de s’enfoncer encore plus dans le glauque, on pourrait du coup avoir droit à une surprise bien plus agréable que prévu. Maintenant, il va juste falloir croiser les doigts en espérant que le niveau assez fort de ce pilote continue sur la suite des épisodes à venir. Mais au-delà de ses nombreuses qualités, Absentia montre que Stana Katic a encore et toujours assez de matières en réserve pour surprendre et créer quelque chose de nouveau. Dans le cas présent on peut même parler de renaissance tant l’héroïne de cette série est à des années lumières de la légèreté de Castle. Un bon choix et une bonne prise de risque. Vivement la suite.

 

 

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