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24 Legacy: d’un Jack Bauer à l’autre…

24 Legacy était un show que j’attendais avec une certaine curiosité. Une curiosité malsaine on pourrait dire. À part la saison 1 assez dantesque, il faut bien reconnaître que 24 n’a jamais été une grande série. Plus une sorte de torture porn ne valant que par le personnage de Jack Bauer et Kiefer Sutherland, car sous les dessous d’un show grand public, la morale politique du show et ses caricatures faciles parfois ou avalanches de clichés ont fini par avoir du mal à passer. On était donc en droit de se demander comment la chose allait pouvoir offrir quelque chose de nouveau. Et bien la réponse est simple, dans l’ensemble et ce dès le pilote 24 Legacy décide de ne pas vraiment changer quoi que ce soit à l’ensemble. Oui, ce Spin-of est à la fois aussi cliché, con et drôle que l’était l’ancienne série. Tout en continuant de garder malheureusement les mêmes défauts parfois pénibles. Le premier étant l’inévitable menace islamiste qui malheureusement avec les événements en cours chez l’oncle Sam prend du coup une tournure plus particulière. Ou quand le mainstream finit par s’habiller un peu avec les habits d’un propagandisme insidieux, celui qui sous couvert de fun pollue l’esprit. Mais la série à dans le fond toujours été comme cela, on ne peut donc pas dire qu’ils nous mentent sur la marchandise. L’autre problème de taille tient dans le côté fourre-tout des intrigues du pilote. Les personnages foncent tous dans le mur sans même réfléchir, les twists s’enchaînent et d’autres se profilent gros comme des camions. On est en terrain connu du début à la fin, c’est à la fois rassurant et pénible d’une certaine manière. Idem pour le nouveau héros qui bien que calqué sur le moule Jack Bauer peine à faire oublier celui qui porta la série pendant de nombreuses années. Mais pour autant faut-il fuir ce pilote ?

J’ai envie de dire pas forcément. 24 Legacy n’apporte rien de véritablement nouveau à la saga. Une sorte de melting-pot classique qui ne joue que sur une forme de sentimentalisme envers les vieux spectateurs. La nostalgie fonctionnera sur ces derniers et pour les nouveaux venus, il faudra croiser les doigts pour que l’attention assez faible qui caractérise le public américain niveau TV ne leur donne pas envie de zapper très vite. Corey Hawkins n’est pas Jack Bauer et ne le sera jamais, mais l’on ne peut lui enlever une certaine énergie qui le pousse à foncer dans l’histoire, même s’il semble donner l’impression toutes dix minutes de se demander ce qu’il fout dans ce bordel. C’est un mal que partage aussi un peu le spectateur, mais les vieilles ficelles aidant on à envie de voir jusqu’où ira le grand train du n’importe quoi. De plus, cela sera assez court, vu que la soi-disant série en temps réel ne comportera que 12 épisodes… pour résumer 24h. Une autre forme de blague…

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