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24 hours to live, Ethan Hawk défie la grande faucheuse…

24 Hours to live est une pierre de plus à l’édifice sans fin du monde des DTV, un domaine où Ethan Hawke survit mieux que Nicolas Cage…

24 hours to Live avec Ethan Hawke lors de la découverte de sa bande-annonce avaient eu sur moi un effet bizarre. Comme toutes bonnes bandes-annonces qui se respectent, la chose avait assez de matières en stock pour donner l’impression d’être face à un film d’action ultra-badass ne possédant qu’une seule envie, celle d’en mettre plein la vue. La réalité est un peu différente, voire même beaucoup d’ailleurs. Non fondamentalement, 24 hours to Live avec Ethan Hawke n’est pas horrible comme film. Il faut bien reconnaître que l’on a vu 100 fois pire dans le genre et qu’Ethan Hawke est toujours plus impliqué dans un DTV que ne peuvent l’être des John Cusack ou Nicolas Cage. Il y met du sien et porte le projet à bout de bras et ce quelle que soit l’intensité ou non du scénario. Le souci ici est que non content de ne pas être forcément très solide, le script de 24 hours to Live avec Ethan Hawke part plus ou moins dans tous les sens. Tentant plus ou moins de cacher la chose en connectant à l’emporte-pièce des éléments de scénarios que l’on a déjà vue 100 fois dans pleins d’autres productions. L’ensemble se laisse regarder sans véritable déplaisir, mais si par exemple, le logo Europa Corp avait été mis sur le générique d’intro personne n’aurait été surpris.

24 hours to live ethan hawke

T’es là pour quoi? Les impôts… Moi aussi…

Ethan Hawke incarne ici un rôle générique au possible, celui du tueur à la John Wick qui après la mort des siens ne veut plus qu’une seule chose : qu’on lui foute la paix. Mais comme toujours les anciennes connaissances finissent par le ramener dans le monde des tueurs et c’est ici que tout se complique. Vu qu’il en meurt… et revient à la vie. À partir de ce point précis, il ne va pas falloir vraiment chercher à comprendre les tenants et aboutissants du scénario vu que ce dernier s’en fout complètement. L’aspect fantastique du retour entre les morts n’est jamais expliqué, mais juste utilisé comme un plot point lambda jouant sur deux tableaux. Seul contre tous Ethan Hawke se retrouve alors pris d’une envie de retrouver son karma d’antan, il n’a que 24h avant de mourir à nouveau. Pourquoi ? Personne ne le sait et du coup utilise ses dernières heures pour casser des têtes, sauver des innocents et faire tomber la compagnie diabolique l’ayant ramené à la vie. Oui vous aussi vous commencez à avoir une migraine ? Difficile de vous en vouloir en fait. Le vrai souci est que 24 hours tôt Live avec Ethan Hawke sur l’aspect unique du scénario avait de quoi faire une série B honnête, voire même très dark. Il n’en est jamais rien. Prenant le parti de tout recentrer sur l’action (qui s’avère tout à fait honnête aussi bien dans la réalisation que les idées), le film oublie pour autant de peaufiner le reste et comble la chose en enfilant les perles.

24 hours to live ethan hawke

Je veux parler à mon agent… chuttttttt rendors toi…

Des premiers aux seconds rôles, il faut bien reconnaître que 24 hours to Live avec Ethan Hawke ne fait pas forcément le moindre effort. On ne s’attendait pas vraiment à être surpris avec ce film et en toute sincérité, c’est exactement ce qui se passe. Le monde des DTV est un univers particulier où des gens dont le talent n’est plus à mettre en doute viennent bien souvent se perdre pour des raisons obscures. Il faut reconnaître à Ethan Hawke le badge d’honneur de celui qui est justement le moins mauvais du lot. Il réussit à alterner les productions indépendantes solides et trouve même le temps de s’investir dans des DTV qui là encore parfois méritaient mieux qu’une sortie en catimini. 24 hours to Live avec Ethan Hawke n’est pas dans ce panier. Inutile de tirer non plus à boulets rouges sur le projet final, on n’est pas non plus devant un film de Nicolas Cage. Mais il faut bien reconnaître que la vraie faiblesse de cette production reste que l’on ne s’intéresse jamais vraiment au parcours de rédemption du personage d’Ethan Hawke. En ratant ce point précis et en laissant en suspens la question du comment on le ramène d’entre les morts à volonté… le film joue la carte d’une certaine forme de fainéantise qui en bout de course finit par lui coûter l’adhésion du public. On regarde la chose avec une sympathie sans haine, mais la vérité est que l’on s’en fout.

24 hours to live Ethan Hawke

On avait dit John Wick 3, c’est quoi cette merde!

24 hours to Live avec Ethan Hawke est donc l’un de ses DTV pour le moins honnête, vu qu’il ne cherche jamais à être autre chose que ce qu’il vend en façade. À savoir un film fait un peu à la va vite dans l’espoir que tout le monde ne s’en souviendra plus dans les six mois à venir. De ce côté précis, il n’y a pas trop d’inquiétudes à avoir vu que cela risque d’être oublié bien longtemps avant. Croisons les doigts d’ici là pour qu’Ethan Hawke nous offre quelque chose à voir qui soit bien plus solide. Wait and see…

 

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