Les news

2018, le chant du cygne. Et est-ce que c’est si grave?

Follow me

2018 arrive et comme chaque année se pose la question du What Next pour ce blog? Et pour une fois j’envisage la finish line.Rien de grave en fait.

2018, le moment fatidique et la question récurrente est-ce que l’on continue ou pas ? Je pense que l’on se la pose tous à certains niveaux. Les priorités, l’envie et le fait de se demander dans le fond qu’est ce que l’on a encore à dire ? Je me pose la question 12 fois par jour et bien souvent je ne me dis « pas grand-chose ». Cela peut sembler comme un aveu d’échec d’un certain point de vue, je préfère juste voir la chose comme une certaine forme de libération des contraintes inhérentes au milieu qui est le mien. Dans le fond blogueur ciné à l’écrit cela consiste à pisser de la copie en synchro avec les autres, parler des mêmes films au même moment (la fin de l’embargo). Est-ce que c’est fondamentalement passionnant ? À vrai dire la multiplication de personnes finissant par dire un peu toujours la même chose rend la source un peu stérile. Est-ce que l’écrit est mort ? Cela fait longtemps que je le pense. Il continue d’exister sous sa forme primaire vu que c’est un carburant basique de l’écosystème des blogueurs ciné. Je me dis juste qu’à vrai dire avec cette fin d’année dans le domaine il y a des faux airs de chants du cygne qui s’ignore. Les modes de communications ont définitivement changé pour le meilleur ou pour le pire, le public n’est plus le même et l’approche qu’il a du cinéma et de sa consommation évolue bien souvent plus vite que la musique. Et dans le fond, j’aimerais dire que je voudrais m’adapter, évoluer, faire de la vidéo, du podcast… La vérité et elle me saute au visage chaque jour est que je finis de plus en plus par m’en battre les couilles. Désolé pour la vulgarité de la citation, mais c’est la plus adéquate pour définir mon état d’esprit. Plus le temps passe, plus je recommence à écrire strictement ce qui me passe par la tête. Je m’épanche sur papier pour vider la soupape défaillante qui relie mon cerveau à ce blog.

Will ferrell

Est-ce que cela sent la rose en bout de course ? Je ne sais pas. Est-ce que c’est définitivement sexy, novateur ? Non, je ne pense pas et comme je le disais, j’y apporte de moins en moins d’importance. Je me vois mal me lancer dans l’aventure de la vidéo, je n’ai jamais aimé mettre mon image en avant. Je n’ai pas de délire narcissique de mise en scène. J’ai songé au podcast et ne le raye pas encore des idées à mettre en œuvre. Mais désormais, j’ai ce vague sentiment qui me colle à la peau, celui de revenir a du plus simple. Celui de juste faire du classique qui me ressemble peut-être un peu plus. Viendra bien un moment où je passerai à autre chose en tirant un trait sur ce passé numérique. Du coup autant faire la dernière ligne droite en me délestant de cette pression inutile que l’on se colle parfois en étant blogueur. Chose qui est encore pire quand on tient un site en solo. On verra bien ce que donnera 2018. Une chose est certaine, cela sera sur une approche un peu moins le couteau entre les dents qu’avant. La lassitude peut-être. Alors si tu me lis toujours l’année prochaine, t’inquiètes pas je détesterai toujours autant certains films, continuerait de faire des nerdgasm sur certains, des films que tu détesteras sûrement en les voyant et pour lesquels tu me maudiras ensuite, mais c’est la vie. Le seul truc que je voudrais vraiment essayer cette année serait de faire découvrir un peu plus de films hors circuit. Et si cela implique de se détacher du circuit des RP et d’en laisser certains derrière ce n’est pas une catastrophe. La carte UGC est un très bon palliatif qui ne te demande pas de devenir une tapin dans l’espoir de rester sur un listing. 2018, l’année du lacher prise d’une certaine manière. Blasé diront certains, je ne sais pas. Je crois juste avoir tellement retourné les coulisses du jeu de dupes qu’est ce milieu que je pose sur lui un regard beaucoup plus calme qu’avant. Le genre de ceux qui s’avèrent être un doux mélange entre bienveillance pour certains et plus rien à foutre pour le reste. C’est assez bizarre j’avoue.

Pour me suivre ou me contacter...
Follow me

No Comments

Leave a Reply

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.