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12 hommes en colère au Théâtre Hebertot, la renaissance.

12 hommes en colère de Reginald Rose est actuellement au Théâtre Hebertot, une occasion en or de redécouvrir un classique qui ne prend pas une ride.

La chose qui est toujours intéressante quand on s’attaque à un classique est de voir comment au fil des années les dramaturge et metteur en scène s’approprient la chose pour recréer l’histoire. Savoir trahir tout en respectant l’œuvre de base. En allant voir cette nouvelle adaptation de 12 hommes en colère au Théâtre Hebertot, j’étais prêt pour tout. Je m’attendais  à un océan de possibilités, la dernière fois que j’avais eu la chance de voir la pièce sur scène remontant à 10 ans ( voir plus). Mes souvenirs prenaient du coup la poussière. D’ailleurs à l’époque pour tout dire c’était Michel Lebb qui tenait le rôle qui est aujourd’hui celui de Bruno Wolkowitch. L’homme par qui le désastre arrive…

12 hommes en colère au Théâtre Hebertot

La force de 12 hommes en colère est que le texte est intemporelle. Etude humaine et sociale, il mélange des thématiques qui d’une époque à l’autre persiste. Je ne devrais pas dire thématiques, mais plus employer le terme « maux » et c’est sur ce point que toute la dynamique de ce huit-clos se construit. 12 hommes en colère, 12 individualités et 12 reflets déformés des travers de notre société. L’individualisme, la solitude et j’en passe tout s’entrechoque pour montrer  l’humain sous un reflet pas forcément des plus glorieux. Et ici, c’est Bruno Wolkowitch qui est l’élément perturbateur. Tout comme une grande partie du casting, il ne cherche pas à s’élever au-dessus du texte. La force des grands acteurs tient dans cette capacité à digérer le texte et le complémenter, le magnifier, pas forcément de tenter de le changer pour qu’il ne lui fasse pas de l’ombre. Au fil des années, 12 hommes en colère montre à quel point dans les travers humains ou dans les rouages de la société comment les plus faibles perdent tout espoirs avant même d’arriver au bout du tunnel. La mise en scène minimaliste offre la possibilité à l’immense casting de la pièce de bien appuyer là où cela fait mal en montrant les rouages de la justice et le fait que le salut d’un homme se joue parfois à si peu de choses. On est surpris en fin de course de voir que la durée de la pièce est si courte et pourtant si dense. Peu ou pas de fausses notes. Porté de bout en bout par un Bruno Wolkowitch à la recherche aussi bien d’une forme d’humanité que de justice, l’honneur est sauf. Le texte de Reginald Rose est toujours aussi puissant.

12 hommes en colère au Théâtre Hebertot

Etats-Unis. 12 hommes, au cours de la délibération d’un procès, ont la responsabilité de juger un jeune homme accusé de parricide. Si pour 11 d’entre eux sa culpabilité est évidente, un juré va émettre des doutes. Or il faut l’unanimité pour prononcer un verdict. Une vie est entre leurs mains. C’est l’acquittement ou la chaise électrique. On assiste dans une tension palpable à un drame judiciaire dans lequel l’intelligence, l’humanité et la persévérance d’un seul homme vont mettre à mal les certitudes et les préjugés des 11 autres jurés, chacun habité et influencé par son histoire personnelle. Au-delà de l’enjeu du procès, cette pièce au propos éminemment moderne questionne sur la façon dont est rendue la justice, montrant à quel point les préjugés indéracinables et l’intolérance de certains peuvent décider de la vie d’un homme. Le Théâtre Hébertot revisite le chef d’œuvre du dramaturge américain Reginald Rose “Twelve Angry Men” (12 Hommes en colère”), écrit en 1953 et adapté au cinéma par Sydney Lumet quatre ans plus tard.Mise en scène par Charles Tordjman, cette nouvelle adaptation théâtrale est signée par Francis Lombrail qui avait déjà adapté avec succès une autre pièce américaine : “Les cartes du pouvoir”.

 

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